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Recherche : conciliation travail-famille et les relations interpersonnelles chez les travailleurs autonomes

Vous êtes un travailleur autonome travaillant au Québec, vous utilisez les technologies d’information et de communication (Internet, téléphonie mobile, courriels, etc.); vous travaillez minimum 20 heures par semaine et vous avez au moins un enfant à la maison? Cette recherche est pour vous.

Des chercheurs universitaires mènent présentement une enquête qui « vise à mieux comprendre les effets positifs et négatifs de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur la conciliation travail-famille et la qualité des relations interpersonnelles chez les travailleurs autonomes ».

Chaque travailleur autonome est concerné par ces questions. Nous encourageons fortement tous les travailleurs autonomes correspondant aux critères recherchés à participer au sondage. Partagez l’information auprès de vos amis. Le succès d’une recherche repose entre autres sur la pluralité des participants; et mieux connaître la réalité de vos conditions quotidiennes ne peut qu’être que souhaitable pour tous.

Afin d’encourager la participation, le groupe de recherche offre une légère compensation financière.

Pour participer à l’enquête et répondre au sondage, cliquez sur ce lien: http://www.sogosurvey.com/survey.aspx?k=SsQVSQRsTsPsPsP&lang=0&data

Et si vous n’avez pas le temps en ce moment, ajoutez le sondage dans vos signets, vous y reviendrez plus tard.

Lettre d’invitation officielle:
INVITATION À PARTICIPER À UNE RECHERCHE UNIVERSITAIRE
 
Effets de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur la conciliation travail-famille et les relations interpersonnelles chez les travailleurs autonomes
 
http://www.sogosurvey.com/survey.aspx?k=SsQVSQRsTsPsPsP&lang=0&data=
 
Une équipe de recherche universitaire s’intéresse à la réalité des travailleurs autonomes ainsi qu’aux effets positifs et négatifs de l’utilisation des TIC sur la conciliation de leurs rôles de vie et la qualité de leurs relations interpersonnelles.
 
L’objectif est d’en arriver à formuler des recommandations pour favoriser la mise en place de services et de politiques adaptés à la réalité des travailleurs autonomes faisant usage des TIC et à cibler des actions spécifiques pour aider un nombre croissant de travailleurs aux prises avec des difficultés dans la conciliation de leurs rôles de vie.
 
Pour participer à cette recherche, vous devez :
1-être travailleur autonome au Québec, peu importe votre domaine professionnel
2-utiliser des TIC (Internet, téléphone cellulaire ou intelligent, courriel, etc.)
3-travailler au moins 20h par semaine
4-avoir au moins un enfant à la maison (à temps plein ou à temps partiel)
 
Votre participation consiste en 3 passations de tests psychométriques en ligne, avec 6 mois d’intervalle entre chacune. De plus, 60 personnes choisies aléatoirement seront invitées à participer à une entrevue semi-dirigée d’environ 90 minutes. Une compensation financière de 25$ sera versée pour chaque passation en ligne et les participants à l’entrevue recevront 75$.
 
Pour de plus amples informations sur la recherche, vous pouvez contacter la responsable de la recherche, Lise Lachance, Ph.D. professeure titulaire à l’UQAM au (514) 987-3000 #8332 ou lachance.lise@uqam.ca ou vous rendre directement sur le site Web du questionnaire en ligne :
http://www.sogosurvey.com/survey.aspx?k=SsQVSQRsTsPsPsP&lang=0&data=

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Enquête, Travail autonome

Les gestionnaires de communauté en 2015

Voilà quelques années, on ne parlait même pas de communautés en ligne (ou à peine), les conditions techniques n’y étaient pas. Aujourd’hui, la popularité des grands réseaux sociaux est telle que les entreprises font tout pour y rejoindre leur clientèle. Une toute nouvelle profession est née, celle de gestionnaire de communauté (ou community manager). C’est-à-dire la personne qui au sein d’une communauté en ligne l’animera pour la maintenir active.

Par exemple, le gestionnaire de communautés sera la personne qui interagira avec vous, au nom d’une compagnie, sur les médias sociaux. Lorsque vous faites un commentaire concernant une mauvaise expérience avec un produit sur un réseau (comme Twitter), il y a de fortes chances que le gestionnaire responsable de ce produit intervienne dans la discussion (en s’affichant, bien sûr, au nom du produit) pour tenter de régler votre problème.
Plus largement, si on reprend la définition de Wikipédia, le métier de gestionnaire de communauté consiste à animer et à fédérer des communautés sur Internet pour le compte d’une société, d’une marque, d’une célébrité ou d’une institution.

La compagnie Kontest, spécialisée dans la production d’application de concours sur mobile, a présenté la semaine dernière les conclusions d’une petite étude non scientifique qu’elle a menée auprès des gestionnaires de communautés afin de mieux la connaître. Le résumé de cette étude est présenté dans l’infographie.

Sur le blogue de Kontest, vous pouvez consulter les diapos de la présentation détaillée de cette étude, dévoilée lors d’un meetup de gestionnaires de communauté tenu à la maison Notman, le 15 janvier dernier.

Les solos intéressés par cette profession naissante pourront avec cette infographie avoir une bonne idée générale de ses différentes facettes.

Infographie - gestionnaires de communauté au Canada

Infographie – gestionnaires de communauté au Canada

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Travailleurs autonomes, êtes-vous bien protégés?

Ce billet poursuit le dévoilement des résultats du sondage tenu l’hiver dernier.

En faisant le choix de devenir entrepreneur et/ou travailleurs autonomes, on fait le choix de la flexibilité et du contrôle de ses moyens de travail, mais aussi la responsabilité d’assumer soi-même sa protection financière et professionnelle.

Par exemple, lorsqu’un professionnel exerce sa spécialité pour un employeur, les risques d’une éventuelle faute professionnelle seront généralement couverts par les assurances de l’entreprise. De même qu’un salarié pourra profiter des filets de sécurité financière, que sont les assurances collectives, les programmes de retraite, etc.

Vient donc avec son statut de travailleur autonome, la responsabilité de gérer ces aspects qui ne sont plus assumés par quelqu’un d’autre. Vous êtes votre propre employeur, vous devez donc assumer la responsabilité de votre protection financière et professionnelle. Et bien sûr aussi en assumer les coûts.

Lors de notre sondage du printemps dernier, nous avons examiné cet aspect.

Ce qui ressort, c’est que l’habitude de bien se protéger n’est pas encore un réflexe généralisé. Nous avons mesuré cet aspect au moyen de 3 questions: en fonction de la couverture d’assurances que les travailleurs autonomes

Les assurances.

Il semble clair que les habitudes d’assurer ses risques professionnels ne sont pas encore ancrées dans les pratiques d’affaires des travailleurs autonomes. Moins du quart des travailleurs autonomes à une assurance responsabilité professionnelle ou une assurance pour travailleurs autonomes.

Seule l’assurance-vie semble une pratique établie.

Est-ce dû au manque d’options de la part des compagnies d’assurances dans leur offre aux travailleurs autonomes ou à la sous-évaluation des risques professionnels d’exercer sa profession sans assurances ? Les évaluations des prochaines éditions nous permettront sans doute d’en savoir plus à se sujet.

Vacances travailleurs autonomes

La retraite

Pour la préparation à la retraite, les travailleurs autonomes semblent sensibilisés à la nécessité de préparer l’avenir. Lors de notre sondage, 57% des répondants disent avoir contribué à un REER lors de la dernière année. Ce qui correspondrait approximativement à la proportion nationale pour toute la population.

Donc le fait d’être travailleur autonome ne favorise pas plus qu’elle diminue le fait de contribuer à un REER.

Vacances travailleurs autonomes

Consultations externes

Autre aspect mesuré. Est-ce que les travailleurs autonomes consultent d’autres professionnels pour les aider à mieux diriger leur entreprise?

L’utilisation d’un comptable semble une pratique généralisée; 67% des répondants disent avoir rencontré un comptable au cours des 12 mois précédents le sondage.

Au niveau des conseils fiscaux et juridiques, cela semble moins régulier. 30% ont rencontré un conseiller financier, alors qu’à peine 11% ont vu un avocat au cours de la dernière année. Il est toutefois vrai que dans ces deux cas, les besoins sont nettement moins fréquents.

Vacances travailleurs autonomes

Autres billets du sondage sur les Travailleurs autonomes du Québec:

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Travailleurs autonomes, et si on parlait de vos vacances?

Ce billet poursuit le dévoilement des résultats du sondage tenu l’hiver dernier.

Le mois de septembre est déjà de retour et vos clients font la queue au bout du téléphone pour vous parler. Par chance, vous aviez pris de bonnes vacances cette année, comme chaque année d’ailleurs. N’est-ce pas?

À la suite d’une trop courte discussion tenue cet été dans notre nouvelle section Q/R, où plusieurs membres ont discuté de ce point, on pouvait remarquer que tous les travailleurs autonomes ne sont pas confortables avec l’idée de prendre des vacances. Surtout des vacances continues de plusieurs semaines. Certains de peur de perdre leurs clients, d’autres parce qu’ils n’ont pas la liquidité pour se permettre une absence prolongée. D’autres au contraire trouvent que l’été est un bon temps pour travailler. Certains pourront avoir d’excellentes raisons de bouder l’été, mais ce n’est pas une raison pour bouder ses vacances.

Au-delà des impressions, des souhaits, des voeux pieux, les travailleurs autonomes et les professionnels indépendants prennent-ils vraiment des vacances?

Lors de notre sondage de l’hiver dernier, nous vous posions la question: « Au cours des 12 derniers mois, combien de semaines de vacances avez-vous prises? »

Vacances travailleurs autonomes

De ces résultats, il semblerait bien que les travailleurs autonomes sachent bien planifier leurs vacances. En effet, plus de 45 % des travailleurs autonomes interrogés ont pris 4 semaines ou plus de vacances durant l’année 2010. Plus de 62 prennent 3 semaines ou plus.

Ce qui serait supérieur à la moyenne des salariés qui en moyenne prendrait 2,5 semaines de vacances par année, si on se fit au sondage de CROP parue dans Cyberpresse en juin 2010.

Les travailleurs autonomes, contrairement aux craintes de plusieurs, et même de l’impression qui peut se dégager de leur statut, semblent généralement bien s’organiser pour prendre les congés nécessaires. La conciliation travail/congé serait possible.

Toujours suite à la discussion sur Q/R, la clé pour bien prendre de bonnes vacances est dans la planification et la transparence:

  • Planifier les vacances afin de bien les provisionner et ne pas se retrouver avec des contraintes de production qui rendaient impossibles nos projets de voyage.
  • Transparence avec les clients, collaborateurs et fournisseurs, afin que chacune de ces pièces importantes de notre écosystème de travail quotidien soit tout autant en mesure de planifier nos absences, nos congés.. Vous n’aimeriez pas être contraint par un fournisseur qui vous feraient faux bonds à un moment critique de votre calendrier de production avec une absence imprévue. C’est pareil, pour l’ensemble de vos clients; prévoyer vos congés, ils seront mieux en mesure de se passer de vous, même si vous êtes bien sûr… indispensable.
  • Nous poursuivrons au cours des prochaines semaines, la suite des résultats de notre enquête sur les conditions de travailleurs autonomes. Nous vous invitions à lire ou relire certains des résultats déjà parus.

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Travailleurs autonomes: le bouche-à-oreille, oui; les médias sociaux, pas encore!

Nous poursuivons aujourd’hui, la publication et l’analyse des résultats à notre sondage. Plusieurs autres billets suivront sous peu.

Un des éléments fondamentaux dans la situation de travailleur autonomes, c’est le client. Par définition, un travailleur autonome gère des clients. Il doit voir à trouver de nouveaux clients, il doit gérer ses relations au quotidien avec ses clients, il doit entretenir un lien avec ses clients entre les mandats, il doit satisfaire ses clients, les facturer, quelquefois les percevoir. En bref, le travailleur autonome comme toute entreprise, petite ou grosse, voit l’ensemble de son activité graviter autour de clients. Sa santé financière, son bien-être et son succès reposeront sur la qualité de ses relations avec la clientèle, et de sa capacité de bien la gérer et de la renouveler.

Le travailleur autonome devra donc investir beaucoup d’effort dans cette gestion de clientèle. Notamment, pour chercher de nouveaux clients.

Afin de mieux connaître les habitudes des travailleurs autonomes dans la mise en place de leur stratégie de développement des affaires, nous leur avons donc demandé de préciser leur niveau d’utilisation de certaines méthodes : contacts personnels, contacts professionnels, publicité, recommandation de clientes, réseautage, médias sociaux.

Quelle maniere vous obtenez vos contrats

http://blogue.agentsolo.com/wp-content/uploads/2011/04/Question21-maniere_mandats.png
Ce qui ressort de cette question : que les solos utilisent encore principalement un « bouche-à-oreille » classique, qui repose principalement sur les contacts professionnels et la recommandation des clients. Une très grande majorité des solos disent que les contacts professionnels sont leur principale source des nouveaux contrats.

On aurait pu s’attendre à ce que les activités de réseautage professionnel ainsi que les médias sociaux occupent une place nettement plus importante dans l’arsenal de développement des affaires des travailleurs autonomes. Au contraire ces moyens, pourtant simples et efficaces restent d’usage timide. En posant cette même question au cours des prochaines années, nous permettra de voir si toutefois des changements de tendances pointent à l’horizon. En attendant, on ne peut que constater que les solos semblent plus passifs que proactifs dans le renouvellement de leur clientèle.

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Travailleurs autonomes et revenus: un 1er tour d’horizon

Nous poursuivons l’analyse des résultats à notre sondage réalisé dernièrement. Dans le billet précédent, nous avons abordé une partie de la question des revenus des travailleurs autonomes. Nous avions constaté que si le revenu médian des travailleurs autonomes tourne autour de 45 000 $ pour l’année 2010, les hommes et les femmes se retrouvent par contre avec des différences notables.

À titre d’illustration, nous vous présentons le tableau des revenus pour l’ensemble des travailleurs autonomes, pour les différences entre les sexes, nous vous convions à consulter le billet précédent : Travail autonome au Québec: les femmes gagnent moins que les hommes, beaucoup moins.

Revenu

Dans ce billet, nous faisons un premier tour sur différents aspects touchant les revenus: ce qui compose ces revenus, les heures facturées, les clients, etc. Nous nous limiterons pour cette partie à un simple survol « en vrac » des résultats obtenus. Nous apporterons les nuances nécessaires lors de prochains billets en nous attardant à certains points plus importants.

Le revenu de travailleur autonome

Le revenu du travailleur autonome peut s’avérer plus complexe que le revenu d’un salarié. Pour plusieurs travailleurs autonomes, de nombreux éléments composeront leur revenu: placements, prestations, pensions, salaire, etc. Nous avons donc demandé une précision suite à la question précédente, afin de déterminer quelle part leur revenu de travailleur autonome occupe dans leur revenu total. Pour 60 % des répondants, leur revenu de travailleur autonome constitue la totalité ou la quasi-totalité des revenus touchés au cours des 12 derniers mois. Pour environ 20% des répondants, le revenu de T.A. constitue moins de la moitié du revenu total.

Part Revenu

Heures facturées/non facturées

Au quotidien, le travail d’un travailleur autonome est un mélange d’actions et de tâches nécessaires à la réalisation des mandats mais qui ne sont pas nécessairement facturées directement. Chaque travailleur autonome consacre une part plus ou moins grande de temps pour sa formation, sa veille, le développement de sa clientèle, ses déplacements, l’achat d’équipement, sa comptabilité, etc; temps qui n’est pas chargé directement à un client mais qui fait bel et bien partie de son temps de travail et de gestion de son entreprise.

Afin d’avoir une idée de la part de ces heures, nous avons demandé aux répondants de distinguer le nombre d’heures facturées en moyenne par semaine, et le nombre d’heures NON facturées, dédiées chaque semaine à son activité de T.A.

Plus de 54 % des répondants affirment facturer plus de 20 heures par semaine. Dans le détail, cela nous donne : 27% qui facturent entre 20 et 30 heures, 20% entre 30 et 40 heures, et 7% plus de 40 heures.

Pour le nombre d’heures non-facturées par semaine, 58% déclarent plus de 5 heures en moyenne. Dans le détail : 29% font entre 5 et 10 heures, par semaine, 19% entre 10 et 20 heures, et 10% plus de 20 heures par semaine.

On reviendra plus en profondeur sur cette question dans un prochain billet, mais un recoupement avec d’autres données semblent montrer que plus un travailleur autonome a de nombreux clients, plus il aura d’heures non-facturées à faire durant sa semaine. De même, il semble aussi ressortir que plus le nombre d’heures facturées est élevé, plus le nombre d’heures non facturées tend à s’accroître.

Ces précisions viendront avec plus de détails dans quelques jours.

heures facturées

heures facturées

Intermédiaires

Dans la vie des travailleurs autonomes, les intermédiaires sont une réalité incontournable. Que ce soit des entreprises d’impartition dans le secteur des T.I., les intermédiaires qui agissent comme courtier en traduction, la sous-traitance entre travailleurs autonomes ou auprès d’entreprises; ce sont autant d’exemples où le travailleur autonome ne réalise pas nécessairement le travail directement auprès du client final. Vous, en tant que travailleur autonome, est-ce qu’une grosse partie de votre chiffre d’affaires passe par un intermédiaire? Vous n’êtes pas seul. En effet, 65% des répondants disent avoir réalisé au moins une partie de leurs mandats via un intermédiaire au cours de la dernière année.

Seulement 32% des solos disent ne pas avoir utilisé d’intermédiaire pour l’année 2010. Environ 64% affirment que les revenus générés avec l’aide d’intermédiaires représentent pour moins de 25% de leur chiffre d’affaires. Par contre, 10% des répondants déclarent que la totalité ou la presque totalité de leur facturation est réalisée via un intermédiaire.

Intermediaires

En parallèle, on constate que 40% des travailleurs autonomes interrogés ont sous-traité un ou des mandats à d’autres travailleurs autonomes.

sous-traitance

Clients

Le travailleur autonome montre souvent sa vulnérabilité par le nombre de clients avec qui il travaille. On considère généralement qu’un solo ayant trop peu de clients se met à risque; tout comme si l’un de ses clients représente une part trop grande de son chiffre d’affaires.

Les risques associés à cette situation sont principalement la dépendance envers ces clients, la difficulté de négocier les honoraires correctement, et bien sûr les conséquences funestres de la perte de ces trop précieux clients. Qui ne connaît pas dans son entourage des travailleurs autonomes qui ont perdu du jour au lendemain 50% de leur chiffre d’affaires juste en perdant un seul client?

Outre certaines catégories particulières de travailleurs autonomes qui font de l’impartition à temps complet pour un nombre très limité de clients avec de bons honoraires (comme par exemple, en TI), les solos, comme n’importe quelle entreprise, doivent généralement éviter ce type de vulnérabilité.

Pourtant, 50% des répondants affirment que leur client principal compte pour plus de 40% de son chiffre d’affaires. Pour 11% des répondants, le client principal représente plus de 95% du revenus.

En terme de nombre de clients, 32 % des répondants disent n’avoir que 4 clients au moins. Seulement 33% affirment avoir eu plus de 10 clients durant l’année 2010.

Et vous, vous sentez vous vulnérables et dépendants face à vos clients?

client principal

nbr clients

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Travail autonome au Québec: les femmes gagnent moins que les hommes, beaucoup moins

Dans le billet précédent, nous avons dévoilé le portrait type des travailleurs autonomes au Québec. Nous n’y faisions pas de distinction sur la base du sexe; la différence entre le nombre de femmes et d’hommes parmi les répondants étant trop faible pour s’assurer d’une véritable représentativité. Il faudrait d’autres techniques d’échantillonnage pour pouvoir affirmer que l’un des deux sexes est plus représenté que l’autre, dans la population absolue des travailleurs autonomes.

Est-ce à dire par contre qu’il n’y a pas de différences entre les hommes et les femmes. Oh! que non! Le constat est même très brutal; les travailleurs autonomes femmes gagnent en moyenne nettement moins que les hommes. En fait, les hommes et les femmes semblent vivre des réalités de travailleurs autonomes radicalement différentes.

Dans notre sondage, nous avons demandé: « Quel a été votre revenu total des 12 derniers mois? » , en précisant de comptabiliser l’ensemble des revenus d’honoraires, salaires, rentes, pensions, investissement, etc. Les résultats du sondage nous révèlent un très grand écart entre les revenus des hommes et des femmes. En effet, les femmes se concentrent dans les plus petites plages salariales alors que les hommes se distribuent de manière plus régulière entre les différentes plages salariales. Si on s’attarde sur la valeur médiane de chaque sexe, on constate celle-ci dans la plage 55 000 $ – 65 000 $ chez les hommes, alors qu’elle se situe chez les femmes dans la plage 35 000 $ – 45 000 $. Plus précisément, la médiane du revenu des femmes se retrouve dans la portion inférieure de la catégorie salariale 35K-45K, tandis que pour les hommes, la médiane se retrouve environ au centre de la plage salariale 55K-65K. (Précision terminologique: la médiane correspond au point où une population est séparée en deux parts égales.)

Travailleurs autonomes - revenu par sexe
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La différence entre le revenu médian des hommes et des femmes pourrait donc être supérieure à 20 000$, comme si les femmes travailleurs autonomes ne faisaient en moyenne que 66% des revenus générés par les hommes travailleurs autonomes. Ce qui est considérable. Bien loin de la différence de 13% calculée par l’Institut de la statistique du Québec dans la rémunération des salariés au Québec.

Pourtant…

Est-ce que les portraits types des hommes et des femmes comportent un début d’explication à un tel écart? Il semble bien que non. Le tableau plus bas fait une comparaison des profils types. Bien que les femmes aient en moyenne moins d’années de pratique, cette différence ne peut expliquer en totalité l’écart dans la rémunération, d’autant que les femmes ont un niveau moyen de scolarité supérieur, ce qui devrait en toute logique faire une pression à la hausse. La justification ne peut être trouvée dans le profil type.

PORTRAIT TYPE DU TRAVAILLEUR AUTONOME AU QUÉBEC
 
Tous Femme Homme
Universitaire 65% 68% 61%
35 ans et plus 71% 71% 72%
en couple 74% 74% 75%
Expérience dans sa spécialité depuis 10 ans et plus 65% 58% 73%
T.A. depuis 4 ans ou plus 64% 63% 66%

Ce n’est pas non plus dans le nombre d’heures travaillées facturées qu’on pourra trouver la raison de cet écart. Au contraire, les femmes font en moyenne un nombre d’heures légèrement supérieur que les hommes.

Heures travaillées facturées

Alors les hypothèses…

Comment peut-on expliquer un tel écart dans les revenus?

  • Bien sûr, en tout premier lieu, il y a la spécialisation professionnelle. Bien que toutes nos analyses ne soient pas totalement complétées, plusieurs indices nous portent à croire qu’il y a une grande spécialisation professionnelle selon le sexe et que les femmes se concentrent dans les secteurs moins rémunérateurs. Nous publierons dès qu’ils seront disponibles des détails sur cette spécialisation professionnelle.

    Si cette spécialisation professionnelle s’avère forte, il y aura une réflexion nécessaire afin d’en comprendre les raisons.
  • Il y a aussi cette hypothèse difficilement vérifiable selon laquelle les femmes auraient tendance à facturer des honoraires inférieurs au taux appliqué dans leur spécialisation. Elles ne négocieraient pas leur rémunération à leur juste valeur. Nous avons quelques fragments d’info qui nous permettront peut-être de vérifier en partie cette hypothèse; cette analyse reste encore à faire. Il serait par contre surprenant que cette analyse nous donne un éclairage suffisamment fiable pour confirmer cette hypothèse. Lors d’une prochaine édition de cette enquête, nous pousserons plus avant l’investigation.
  • Est-ce que le rôle traditionnel des femmes dans la famille joue dans leurs conditions de travail en tant que travail autonome? Il est probable. Il faut toutefois oublier tout de suite l’idée qu’une grande partie des femmes serait travailleur autonome pour ajouter un deuxième revenu à la famille. À cette question, à peine 2% des femmes ont répondu positivement à cette question, une proportion équivalente à celle des hommes (3%).

    Par contre, 21% des femmes ont dit vouloir devenir travailleur autonome « Pour travailler de la maison ». Contrairement aux hommes qui indiquent cette préférence dans 6% des cas, seulement. Les contraintes et responsabilités familiales sont ici probablement parmi les raisons les plus importantes qui pourraient justifier ce choix.

    À titre de comparaison, pour bien marquer le décalage dans les motivations qui ont conduit les répondants à devenir travailleurs autonomes, on notera que 9% des femmes ont donné comme réponse « Pour développer une entreprise », alors que cette même réponse est donnée par 17% des hommes.

Travailleurs autonomes - motivation
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Avez-vous des hypothèses à formuler? Si nos données nous le permettent, nous essaierons de les valider. Faites-nous part de vos expériences personnelles; elles permettront d’illustrer ce qui est peut-être la réalité de plusieurs autres. Nous reviendrons sur ces différences hommes-femmes tout au long de la publication des résultats. Nous ne sommes qu’au tout début de nos analyses.

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Entre mythes et réalité: le portrait des travailleurs autonomes au Québec

Le statut de travailleur autonome est de plus en plus populaire chez les professionnels. Les conditions économiques des dernières décennies ainsi que l’apparition des nouvelles possibilités technologies en ont stimulé l’essor. Malgré tout, les conditions réelles des travailleurs autonomes restent obscures. Peu d’études ont pu être réalisées pour préciser, qui sont les travailleurs autonomes d’aujourd’hui, leurs situations réelles, comment ils s’organisent, leur revenu. Nous reste la plupart du temps qu’une perception floue construite sur des mythes et de généralisations.

Si ce statut constitue aujourd’hui une option de plus en plus fréquente dans le parcours professionnel, il est important d’avoir une image plus claire de ce qu’il représente.

C’est donc dans cet esprit que nous avons réalisé le sondage dont nous amorçons la publication des résultats: améliorer la compréhension de cette réalité partagée par une portion toujours plus grande de professionnels.

Notre sondage

L’enquête a été menée du 15 janvier au 28 février 2011. Les répondants proviennent d’un peu tous les horizons suite à l’information que nous avons fait circuler auprès des médias, d’associations et regroupements de professionnels, des réseaux sociaux, de nos utilisateurs, et bien évidemment du « bouche à oreille » naturel qui s’en est suivi. Le questionnaire n’était disponible qu’en ligne, et les répondants ne pouvaient répondre qu’une seule fois au questionnaire.

Le sondage était ouvert aux travailleurs autonomes du Québec seulement.

Nous avons eu 846 répondants, dont 679 ont complété l’ensemble des 40 questions. Compte tenu des questions très personnelles et de la longueur de ce questionnaire, ce taux de réponse dépasse largement nos objectifs. Ce nombre de répondants nous assure la meilleure des représentativités. À notre connaissance, jamais aucune enquête n’avait pu rejoindre autant de travailleurs autonomes.

Nous amorçons aujourd’hui la publication des résultats. Afin de nous donner le temps d’une bonne analyse, nous en étalerons la publication sur plusieurs semaines. Nous les regrouperons par thème. Parmi ceux-ci :

  • Le travail autonome a-t-il un sexe?
    Vous ne serez sans doute pas surpris d’apprendre qu’il y a des différences notables dans les profils des hommes et de femmes qui ont le statut de travailleur autonome.
  • La satisfaction « paradoxale » du travailleur autonome.
    Selon vous, croyez-vous que les travailleurs autonomes sont satisfaits de leur sort? Nous verrons que si la réponse est positive, il y a tout de même des nuances à apporter.
  • Comment les travailleurs autonomes développent-ils leur clientèle?
    Par le web, leur réseau, la publicité? Et comment le développe-t-il ce réseau.
  • Les travailleurs autonomes, la technologie et leur réseau.
    Si les travailleurs autonomes sont équipés en outil technologique sont-ils pour autant des utilisateurs des services Web, des médias sociaux et du réseautage on-line et … off-line?
  • Les travailleurs se protègent-ils?
    Assurances, services professionnels, contrats et vulnérabilité face à leurs clients.
  • Les travailleurs autonomes, un statut professionnel payant?
    La grande question: longtemps perçue comme précaire, la réalité financière du travailleur autonome, l’est-elle vraiment?
  • Et bien d’autres sujets, petits et grands, qui s’ajouteront au fil de nos billets et de vos commentaires.

    Pour commencer… le portrait-type du travailleur autonome au Québec

    Brisons tout de suite ce cliché que certains pourraient avoir en tête: oubliez tout de suite l’image du travailleur autonome représenté comme un jeune « jobeur » enfermé dans son sous-sol pour travailler. Peut-être l’avez-vous déjà entendu? Cette image est radicalement fausse. La réalité est toute autre.

    LE PORTRAIT-TYPE DU TRAVAILLEUR AUTONOME AU QUÉBEC

    Le travailleur autonome est:

    • un universitaire – à 65%;
    • âgé de 35 ans et plus – à 71 %;
    • en couple (marié, conjoint de fait, divorcé ou veuf) – à 74%;
    • expérience dans sa spécialité depuis 10 ans ou plus – à 65 %;
    • et il est T.A. depuis 4 ans ou plus – à 64 %

Pour les fins de ce portrait, nous ne faisons pas de distinction entre les hommes et les femmes. Nous comptons parmi nos répondants 53% de femmes et 46% d’hommes. Une répartition assez équilibrée.

Les tableaux

Vous pouvez agrandir les tableaux en cliquant sur les images.

question 1 - Age

question 2 - Age

question 3 - État civil

question 4 - Scolarité

question 5 - Experience

question 6 - Expérience comme T.A.

Suivrons au cours des prochains jours, les analyses plus approfondies par thème.

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