AgentSolo.com

Créer son entreprise

7
nov

Un grand nombre de solos ont pour projet de porter bien au-delà de la micro-entreprise leur ambition entrepreneuriale. Même sans en prendre l’étiquette, ni l’affirmer directement, plusieurs portent en eux le germe de la startup.

Le développement d’une entreprise n’est pas toujours simple, le chemin est mal balisé. Notamment, car nous devons tracer notre propre voie. Les conseils d’entrepreneurs chevronnés sont souvent de bons outils.

Guilhem Bertholet, entrepreneur en série français, faisait le bilan de ses 3 ans dans un incubateur de startup, en émettant une série de 12 conseils se dégageant de son expérience. Ce bilan est paru au début de septembre, dans son blogue personnel (Post Mortem: 3 ans à l’incubateur HEC) ainsi qu’en version anglaise dans Business Insider (What I Learned After 3 Years Mentoring Over 80 Startups).

Je crois que tout entrepreneur, quelque soit son objectif de croissance, pourra trouver utiles ces conseils. J’ai fait une libre adaptation de certains commentaires associés aux conseils, afin de les contextualiser ou d’y mettre mon grain de sel d’entrepreneur. Les textes en italique ont été conservés sans modification, de leur auteur.

12 conseils

  1. Développer sa vision : les premiers pas d’une entreprise tournent souvent autour des premières fonctionnalités du produit ou du service. Il faut développer une vision globale du produit et de l’environnement économique où il s’insère. Ce qui permettra de mieux garder le cap et donnera la personnalité à l’entreprise.
  2. Bien connaître et suivre les métriques de son marché : il est important de bien connaître les « chiffres » qui concernent son projet. Marché, concurrence, mais aussi les indicateurs de croissance de sa propre entreprise.
  3. Avancer vite (et longtemps) : la réussite de l’entreprise ne se prévoit pas comme un rendez-vous dans son agenda. Ne prévoyez pas réussir dans 6, 12 ou 18 mois, sous peine d’être déçu. Cette période doit être consacrée à bien préparer le terrain pour que tout puisse s’accélérer le moment venu. Par contre, au quotidien, il faut sprinter.
  4. Être toujours positif : en face à face avec des clients / prospects / investisseurs / …, lors d’une présentation, en parlant de vos concurrents, dans votre communication perso, vos newsletters, … : n’annoncez que de supers bonnes nouvelles et souriez !
  5. Garder le focus et éviter les distractions : les sollicitations peuvent être grandes pour un entrepreneur pour participer à tout ce qui passe, d’être partout où ça compte, savoir ce qui se circule. L’entrepreneur doit réussir à garder le cap, se concentrer sur l’essentiel, et trouver le bon mix « Client – Problème – Solution » sans trop papillonner! Concentrez-vous surtout sur ce qui fait avancer votre projet.
  6. Bougez : trop d’entrepreneurs manquent le passage à l’acte. Il faut de la réflexion pour lancer son entreprise, mais il faut surtout une grande part d’actions. C’est sur le terrain, dans le concret, dans l’action que se réalisera l’entreprise.
  7. Travailler avec son réseau : une entreprise ne se fait pas seule. clients, fournisseurs, employés, pigistes, partenaires, financiers, etc. Vous êtes condamnés à rester liés aux autres, à développer votre réseau, à l’utiliser à en faire des alliés de tous les jours.
  8. Apprendre de ses erreurs : on apprend de ses erreurs, dit l’expression. En affaires, dans le développement de son entreprise, vous en ferez des erreurs. Il faut vous relever et corriger le tir.
  9. Célébrer vos victoires (même les plus petites) : la création d’entreprise, ça fait mal. Il y a très peu de moments simples, cool, heureux… Tout n’est que déséquilibre, inconnu, prise de risques que l’on essaie de maîtriser. Il y a peu de rétribution avant un bon moment, si ce n’est ce sentiment diffus d’être libre et de faire quelque chose qui a du sens. Apprenez donc à célébrer et à communiquer les « petites » victoires. Si vous attendez d’avoir de gros trucs à fêter, vous allez vous dégoûter rapidement…
  10. Expliquer vos projets à vos proches : vos proches, famille et amis, sont vos premiers alliés. Ils sont des inconditionnels de votre réussite, mais aussi les premiers à subir les contrecoups de vos efforts. Ne faites pas l’économie de la transparence avec eux. Et surtout, n’oubliez pas de prendre soin d’eux aussi : gardez-vous des moments privilégiés pour débrancher (oui, c’est dur) et passer du temps avec eux…
  11. Écouter (mais pas trop) : voilà un truc paradoxal… il va vous falloir apprendre à écouter, à déboucher vos oreilles, et à engranger l’expérience des autres. Mais aussi apprendre à ne pas vous laisser trop influencer. Gardez votre vision, définissez votre plan d’action, puis seulement demandez conseil sur la meilleure façon de l’appliquer du mieux possible, grâce aux expertises que vous pourrez mobiliser. Tout le monde voudra en effet vous donner des conseils (souvent contradictoires) sur à peu près tout dans votre projet. Ne choisissez que quelques mentors et faites plus confiance à votre intuition.
  12. Savoir quand arrêter : ce n’est peut-être pas du premier coup que vous allez réussir. Il faut savoir s’arrêter si le projet ne lève pas. Vous aurez plus de faciliter à vous remettre en selle sur un nouveau projet si vous ne vous êtes pas obstiné à faire marcher un projet qui ne pourra pas fonctionner. Il faut autant savoir arrêter lorsqu’il le faut. Et comme il peut arriver, que nos compétences et notre énergie nous permettent de conduire un projet jusqu’à une certaine étape, il faut aussi savoir céder sa place à un autre si c’est mieux pour le projet.
Categories : Blogue / Blog | Créer son entreprise | Travail autonome | Blogue
24
mar

Dans le billet précédent, nous avons dévoilé le portrait type des travailleurs autonomes au Québec. Nous n’y faisions pas de distinction sur la base du sexe; la différence entre le nombre de femmes et d’hommes parmi les répondants étant trop faible pour s’assurer d’une véritable représentativité. Il faudrait d’autres techniques d’échantillonnage pour pouvoir affirmer que l’un des deux sexes est plus représenté que l’autre, dans la population absolue des travailleurs autonomes.

Est-ce à dire par contre qu’il n’y a pas de différences entre les hommes et les femmes. Oh! que non! Le constat est même très brutal; les travailleurs autonomes femmes gagnent en moyenne nettement moins que les hommes. En fait, les hommes et les femmes semblent vivre des réalités de travailleurs autonomes radicalement différentes.

Dans notre sondage, nous avons demandé: « Quel a été votre revenu total des 12 derniers mois? » , en précisant de comptabiliser l’ensemble des revenus d’honoraires, salaires, rentes, pensions, investissement, etc. Les résultats du sondage nous révèlent un très grand écart entre les revenus des hommes et des femmes. En effet, les femmes se concentrent dans les plus petites plages salariales alors que les hommes se distribuent de manière plus régulière entre les différentes plages salariales. Si on s’attarde sur la valeur médiane de chaque sexe, on constate celle-ci dans la plage 55 000 $ – 65 000 $ chez les hommes, alors qu’elle se situe chez les femmes dans la plage 35 000 $ – 45 000 $. Plus précisément, la médiane du revenu des femmes se retrouve dans la portion inférieure de la catégorie salariale 35K-45K, tandis que pour les hommes, la médiane se retrouve environ au centre de la plage salariale 55K-65K. (Précision terminologique: la médiane correspond au point où une population est séparée en deux parts égales.)

Travailleurs autonomes - revenu par sexe
Cliquez pour agrandir

La différence entre le revenu médian des hommes et des femmes pourrait donc être supérieure à 20 000$, comme si les femmes travailleurs autonomes ne faisaient en moyenne que 66% des revenus générés par les hommes travailleurs autonomes. Ce qui est considérable. Bien loin de la différence de 13% calculée par l’Institut de la statistique du Québec dans la rémunération des salariés au Québec.

Pourtant…

Est-ce que les portraits types des hommes et des femmes comportent un début d’explication à un tel écart? Il semble bien que non. Le tableau plus bas fait une comparaison des profils types. Bien que les femmes aient en moyenne moins d’années de pratique, cette différence ne peut expliquer en totalité l’écart dans la rémunération, d’autant que les femmes ont un niveau moyen de scolarité supérieur, ce qui devrait en toute logique faire une pression à la hausse. La justification ne peut être trouvée dans le profil type.

PORTRAIT TYPE DU TRAVAILLEUR AUTONOME AU QUÉBEC
 
Tous Femme Homme
Universitaire 65% 68% 61%
35 ans et plus 71% 71% 72%
en couple 74% 74% 75%
Expérience dans sa spécialité depuis 10 ans et plus 65% 58% 73%
T.A. depuis 4 ans ou plus 64% 63% 66%

Ce n’est pas non plus dans le nombre d’heures travaillées facturées qu’on pourra trouver la raison de cet écart. Au contraire, les femmes font en moyenne un nombre d’heures légèrement supérieur que les hommes.

Heures travaillées facturées

Alors les hypothèses…

Comment peut-on expliquer un tel écart dans les revenus?

  • Bien sûr, en tout premier lieu, il y a la spécialisation professionnelle. Bien que toutes nos analyses ne soient pas totalement complétées, plusieurs indices nous portent à croire qu’il y a une grande spécialisation professionnelle selon le sexe et que les femmes se concentrent dans les secteurs moins rémunérateurs. Nous publierons dès qu’ils seront disponibles des détails sur cette spécialisation professionnelle.

    Si cette spécialisation professionnelle s’avère forte, il y aura une réflexion nécessaire afin d’en comprendre les raisons.
  • Il y a aussi cette hypothèse difficilement vérifiable selon laquelle les femmes auraient tendance à facturer des honoraires inférieurs au taux appliqué dans leur spécialisation. Elles ne négocieraient pas leur rémunération à leur juste valeur. Nous avons quelques fragments d’info qui nous permettront peut-être de vérifier en partie cette hypothèse; cette analyse reste encore à faire. Il serait par contre surprenant que cette analyse nous donne un éclairage suffisamment fiable pour confirmer cette hypothèse. Lors d’une prochaine édition de cette enquête, nous pousserons plus avant l’investigation.
  • Est-ce que le rôle traditionnel des femmes dans la famille joue dans leurs conditions de travail en tant que travail autonome? Il est probable. Il faut toutefois oublier tout de suite l’idée qu’une grande partie des femmes serait travailleur autonome pour ajouter un deuxième revenu à la famille. À cette question, à peine 2% des femmes ont répondu positivement à cette question, une proportion équivalente à celle des hommes (3%).

    Par contre, 21% des femmes ont dit vouloir devenir travailleur autonome « Pour travailler de la maison ». Contrairement aux hommes qui indiquent cette préférence dans 6% des cas, seulement. Les contraintes et responsabilités familiales sont ici probablement parmi les raisons les plus importantes qui pourraient justifier ce choix.

    À titre de comparaison, pour bien marquer le décalage dans les motivations qui ont conduit les répondants à devenir travailleurs autonomes, on notera que 9% des femmes ont donné comme réponse « Pour développer une entreprise », alors que cette même réponse est donnée par 17% des hommes.

Travailleurs autonomes - motivation
Cliquez pour agrandir

Avez-vous des hypothèses à formuler? Si nos données nous le permettent, nous essaierons de les valider. Faites-nous part de vos expériences personnelles; elles permettront d’illustrer ce qui est peut-être la réalité de plusieurs autres. Nous reviendrons sur ces différences hommes-femmes tout au long de la publication des résultats. Nous ne sommes qu’au tout début de nos analyses.

Categories : Blogue / Blog | Créer son entreprise | Enquête | Travail autonome | Blogue
11
juil

Besoin d’un coup de pouce pour bien mener vos affaires?

AgentSolo.com répertorie les meilleures ressources du Web pour démarrer son entreprise, faire marcher son entreprise et pour en savoir plus sur le phénomène du travail autonome!

Propriété intellectuelle

Logiciels de comptabilité

Dénicher des nouveaux clients

Contrats types

Outils de gestion

Comment installer votre poste de travail ?

Actualités et veille

Associations pour travailleurs autonomes

Categories : Blogue / Blog | Créer son entreprise | Travail autonome | Blogue
15
juin

Besoin d’un coup de pouce pour bien mener vos affaires?

AgentSolo.com répertorie les meilleures ressources du Web pour démarrer son entreprise, faire marcher son entreprise et pour en savoir plus sur le phénomène du travail autonome!

Categories : Blogue / Blog | Créer son entreprise | Blogue
15
juin

Besoin d’un coup de pouce pour bien mener vos affaires?

AgentSolo.com répertorie les meilleures ressources du Web pour démarrer son entreprise, faire marcher son entreprise et pour en savoir plus sur le phénomène
du travail autonome!

1- Les incontournables

2- Avez-vous le profil d’un entrepreneur ?

3- Portrait du travailleur autonome

4- Plan d’affaires et études de marché

5- Plan d’affaires et études de marché

6- Forme juridique

7- Soutien au démarrage

8- Impôts et taxes

Categories : Blogue / Blog | Créer son entreprise | Blogue