L’art de définir ses tarifs

Se lancer dans une carrière de travailleur pigiste a son lot d’avantages et d’inconvénients, c’est indéniable, et ce n’est pas toujours facile de savoir quel prix demander lorsqu’on arrive à peine sur le marché.

Voici donc quelques conseils pour vous aider à vous y retrouver :

Prendre connaissance des prix du marché
Si vous n’avez aucune idée des prix pratiqués dans votre domaine, ne vous fiez pas au prix que vous propose le premier client venu, renseignez-vous avant de donner ou d’accepter un prix. Par exemple, vous pouvez commencer par consulter les statistiques fournies par un site de référence majeure, mais ne vous limitez pas à une source, cherchez-en plusieurs.
N’hésitez pas à poser la question sur des forums ou faire une recherche sur Internet pour voir si la question a déjà été posée (et je vous garantis qu’elle l’a déjà été). Vous pouvez aussi contacter l’association ou l’ordre de votre profession, car certains disposent de statistiques à ce sujet. Certes, personne ne peut vous dire combien demander à votre client, mais peut-être trouverez-vous des personnes prêtent à vous dévoiler combien elles demandent aux leurs. Il ne s’agit pas de copier les tarifs des autres, mais d’être conscient des prix pratiqués sur le marché.

Définir la bonne fourchette
Il est très rare qu’on obtienne le prix désiré du premier coup, surtout lorsqu’on ne travaille pas avec des clients directs. Commence alors un véritable travail de négociateur. Pour ne pas être déstabilisé, définissez le tarif que vous aimeriez idéalement toucher et fixez-vous un tarif minimum en dessous duquel vous n’acceptez pas de descendre.

Tenir compte de son expérience
Soyons réalistes, l’expérience compte et justifie en grande partie le tarif demandé. Ajustez donc votre prix en fonction de votre expérience. Attention tout de même de ne pas vous dévaloriser, surtout si vous avez de l’expérience dans un domaine connexe ou que vous possédez un diplôme dans votre domaine.

Rester cohérent
Dans certaines professions comme la traduction, on demande souvent un prix au mot, à la page et à l’heure, alors préparez-vous. Surtout, restez cohérent. Ne demandez pas 0,16 $ du mot puis 35 $ de la page, ça n’aurait aucun sens.

Penser au futur
Restez dans la fourchette que vous avez définie et tenez-vous-y. Si vous avez bien fait votre travail, cette méthode vous permettra de filtrer les clients peu scrupuleux et vous aidera à trouver les clients avec lesquels tisser une relation durable. Les premiers mois sont parfois difficiles et la peur pousse parfois à accepter des tarifs trop bas par rapport au marché. Dans ces moments-là, pensez au futur, en refusant de travailler pour un tarif en dessous des prix du marché, vous défendez votre réputation et votre profession, ce qui s’avérera payant à la longue. Et si les mois se succèdent et que vous ne trouvez toujours pas de clients dans votre fourchette de prix, c’est soit que vous n’employez pas la bonne méthode de recherche, soit que les données que vous avez utilisées pour établir votre budget sont erronées. Si après avoir revu vos tarifs vous trouvez que ceux-ci sont compétitifs, tenez bon et multipliez les outils de recherche : forums, petites annonces, réseautages, réseaux sociaux, les moyens sont nombreux alors ne vous découragez pas!

6 réponses à L’art de définir ses tarifs

  1. Louis-Philippe Dea 11/06/2012 at 18:21 #

    Je rajouterais comme point principal, ayez confiance en votre talent ainsi qu’en vos compétences. Assumez en temps que professionnel. Trop souvent j’ai vu des designers graphiques et illustrateurs (et ce, pigistes ou employés) payés à un taux horaire dérisoire par rapport aux accomplissements de ceux-ci.

  2. Vincent Drouin 22/06/2012 at 13:47 #

    Le prix du marché est pas mal fixé sur le temps de formation des techniciens, la concurrence et le prestige.

    Ça crée des différentiels assez surprenant comme entre la programmation et le webdesign. La concurrence est tellement dur dans ce dernier domaine que les tarifs horaires ont une belle tendance à diminuer, sauf que ces pigistes ont besoin de contrats. Y a du pour et du contre.

  3. Alfred@faire du seo 31/10/2012 at 06:37 #

    L’idéal c’est de reste logique avec vous même malgré la concurrence déloyale. Il est intéressant de créer une petite alternative à votre domaine.

    Par exemple, si je suis Rédacteur, je crée un blog. Comme çà, si je n’ai pas de clients à écrire, j’écrirai pour moi même. Et fini les temps sans rien faire!

  4. Grondin CPA 14/11/2012 at 18:32 #

    Lorsqu’on se lance en affaire, c’est parce que l’on croit en notre idée et que l’on veut aller au bout de celle-ci. Débuté une entreprise est quelque chose qui se planifie. Si vous êtes salarié et que vous pensez à faire le saut, profitez de votre situation pour faire allonger votre marge de crédit personnelle, demander une carte de crédit supplémentaire. Peut-être en aurez-vous jamais besoin, mais croyez-moi, si vous voulez obtenir du crédit une fois que vous avez quitter votre emploie, vous vous cognerez le nez!

    Trop souvent, les gens perdent de vue leurs objectifs puisqu’il essaie de tout gérer dans le but de sauver à gauche et à droite. Vous n’avez pas à tout connaître et vous devez envisager de vous en remettre à des personnes qui pourront vous guider dans les champs d’intérêt que vous connaissez moins. Dès lors, vous pourrez vous concentrer sur ce qui sera la source de richesse pour votre entreprise.

    Bon succès

  5. Grondin CPA 14/11/2012 at 18:39 #

    La plus grosse difficulté lorsqu’on se lance en affaire et de ne pas accepter n’importe quel contrat juste pour dire que l’on travail. Par exemple, si vous réussisez à travailler 26 semaines à 40 heures pour 40 $ de l’heure. Vous aurez un salaire de 41 600 $. Vous aurez exactement le même salaire si vous acceptez un tarif réduit de 20 $ de l’heure, mais vous devrez travailler 52 semaines x 40 heures pour l’obtenir!

    Établissez vous un taux horaire légèrement en deça du marché (ce que votre ancien employeur demandait pour vos services). Sinon, référer vous à des sites de salaires et appliquer un taux de 2,5 sur le salaire payé à une personne de votre expérience.

  6. Abak 360 29/10/2014 at 13:23 #

    Il devient souvent compliqué de facturer nos clients lorsqu’on a plié et donné des tarifs différents à chacun. Il faut savoir s’équiper des bons outils de facturation, mais idéalement se fixer un tarif de professionnel et s’y tenir: être pigiste ne devrait pas vouloir dire obtenir le contrat à tout prix! Il faut connaître sa valeur et en demander le prix.

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