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Combien dois-je demander à mes clients pour exécuter les travaux pour lesquels je suis mandaté? Comment établir la valeur de mes honoraires? Voilà des questions auxquelles tout professionnel indépendant doit faire face qu’il soit un professionnel établi depuis longtemps ou qu’il se questionne sur la pertinence de se lancer à son compte.
La première étape sera de faire le tour de vos contacts professionnels afin de connaître les honoraires en vigueur dans votre secteur. Cette information sera un repère incontournable. Mais l’état du marché et le « tarif de la concurrence » ne doivent pas être vos seuls repères.
Si vous désirez bien vivre de votre travail et avoir du plaisir dans votre profession, vous devrez vite comprendre qu’il y aura toujours quelqu’un moins cher que vous, et que ce n’est surtout pas les contraintes budgétaires de votre client qui doivent vous dicter votre valeur. Ce n’est pas tout d’être compétitif, vous devrez aussi apprendre à définir votre valeur, à établir votre objectif de revenu… et à travailler pour défendre et prouver votre valeur.
Pour bien réussir, vous devrez donc bien fixer quels sont vos objectifs de revenus et prendre les moyens pour réaliser ces objectifs.
Comme tout autre type d’entreprise, même si vous êtes seul, vous devez évaluer l’ensemble de vos dépenses professionnelles et frais d’exploitation, y compris votre rémunération personnelle et le profit souhaité. Et comme toute entreprise, vos revenus doivent être supérieurs à vos dépenses… sous peine de devoir couper quelque part. Et pour le professionnel indépendant, la première place où on coupe, c’est dans son niveau de vie.
Nous avons séparé l’outil en 3 blocs : vos dépenses personnelles, vos dépenses d’exploitation, votre productivité. Il est bien évident que chacun de vous est un cas particulier, et que cet outil ne couvre pas tout. Ce sera à vous de l’adapter à vos besoins.
1) Vos dépenses personnelles
Il s’agit ici de regrouper toutes vos dépenses personnelles et familiales dont vous avez la charge. Il est important de bien évaluer vos besoins financiers personnels, si vous ne voulez pas voir votre niveau de vie baisser. Prenez le temps de bien les évaluer. Ajoutez dans « autres», tous les frais que vous avez qui ne sont pas identifiés par les champs.
2) Vos dépenses d’exploitation
Il s’agit de calculer l’ensemble des dépenses reliées à votre entreprise (oui, oui, que vous êtes incorporé avec employés ou simplement un travailleur autonome, c’est pareil, vous êtes une business). Doivent être calculés vos frais si vous avez des emprunts (ou autres obligations) auprès d’institutions financières.
3) Votre productivité
Ce bloc est très important. Il s’agit souvent de la zone la plus obscure des professionnels indépendants. Parmi tout le temps de travail consacré au travail, vous devrez être en mesure d’établir la portion facturable. Dans une année, vous avez les semaines de travail, les périodes de vacances et de congé, quelques journées de maladies. Ce qui vous donnera un certain nombre de journées de travail. Mais dans votre journée de travail, ce ne sont pas toutes les heures de travail qui seront facturées au client. Selon chacun, le taux pourra varier considérablement : 25%, 50%, 75%. Ce taux fait une différence énorme dans votre rentabilité. Plus le nombre d’heures facturées sera élevé dans une semaine de travail, plus vous serez rentable et compétitif. Et vous aurez toujours le plus grand intérêt à accroître votre temps facturable, quitte à déléguer certaines tâches (ex. la comptabilité) pour maximiser votre temps.
Président Netsym communication / AgentSolo.com.
Profil AgentSolo: ywilliams
J’utilise depuis plusieurs mois un logiciel web pour suivre mon temps facturable et non facturable. Intuitif à souhait, on l’adopte dès la première utilisation. À la fin du mois (ou quand on veut) on peut connaître le temps passé sur chaque projet et sur les tâches connexes comme le développement des affaires. On peut également s’en servir pour générer les factures, ce que je ne fais pas encore. Le support technique est super donc pas de souci de ce côté. Ils offrent l’essai 30 jours sans frais.
http://www.getharvest.com/?r=23e820
Un sage ébéniste a dit : « Le clou vaut 1 $. Savoir où le planter ça vaut 99 $… »
Cela fait plusieurs mois que je suis pigiste et c’est la partie que l’on déteste le plus. C’est vrai que c’est difficile à calculer. Moi personnellement je suis le marché le plus possible.
Le piège, à ne pas tomber, est de ne pas charger assez pour ce que l’on vaut. Je m’explique :
Habituellement, on a un edge ou quelque chose que les autres ne peuvent pas offrir. Le prix est en fonction de cela. Car il va toujours y avoir des prix plus bas. Par exemple si vos clients veulent des sites web ils peuvent toujours se tourner vers drupal ou joomlà qui sont gratuit…
Aussi, vous ferez un travail que vous n’appréciez pas, car vous savez que vous valez plus que cela.
Finalement, attention au rabais. Puisque le rabais est une preuve que vous dénigrez votre travail. Vous pouvez donner un rabais à un client récurent, pour sa fidélité, mais dès le départ cela donne l’impression que vous êtes désespéré pour avoir le contrat, que votre travail ne vaut pas le prix demandé et encore pire cela mine votre crédibilité, car il croit que vous vouliez le cro%%#$%#.
Donc, penser au charpentier… Et si votre client vous quitte, car il trouve que vous charger trop cher, dans la plupart des cas c’est un mauvais client.
Malheureusement, on voit beaucoup de graphistes en ce moment qui baissent leurs prix de façon EXCESSIVE pour avoir les contrats. Résultats? Le prix du marché baisse et les clients s’attendent à avoir du travail de qualité, rapidement, mais en payant des pinottes.
Curieusement, le prix du panier d’épicerie augmente d’année en année et les prix du marché du graphisme baissent de plus en plus.
Ceux qui font cela se tirent une balle dans le pied en chargeant des prix ridiculement bas car vous devrez travailler deux fois plus. Ce n’est pas non plus parce que vous sortez de l’école que vous ne valez pas un tarif horaire raisonnable.
Bravo, très intéressant et rationnel. Pour ceux et celles qui aimeraient approfondir le sujet, il y a le livre que j’ai particulièrement aimé de Marc Chiasson et de Marie Brouillet, aux éditions Transcontinental : Comment facturer mes services. Comment négocier, faire face aux situations délicates, offrir nos services plus habilement…
Louise Lapointe
Évidemment les frais d’exploitation et la productivité sont les deux principaux paramètres du calcul tel que présenté précédemment.
Les dépenses personnelles sont quant à elles, davantage reliées à l’objectif personnel des revenus visés que du montant des honoraires pouvant être obtenus et ce selon le marché desservi. Il est donc important de connaître nos concurrents et l’industrie dans laquelle nous sommes impliqués.
Une méthode simple cependant pour donner au moins une idée de ce qu’il est raisonnable de demander est de voir la tarification ou le salaire horaire alloué à un employé d’une entreprise du même secteur (cette évaluation est pertinente particulièrement dans le domaine des services). À ce montant il sera important d’y ajouter un minimum de 50% à 65% afin de couvrir les avantages sociaux et obtenir une marge de profit.
Bien entendu, dans le cas d’une entreprise ou l’investissement en capital (par exemple des équipements) il sera important d’y ajouter également le coût y afférent afin d’assurer une rétribution raisonnable pour nos services.
Au plaisir
Je suis parfaitement d’accord avec l’idée qu’il faille maintenir son tarif auprès de la clientèle et ce, même dans le milieu de la réalisation. Chacun de nous possède une qualité, un style qui lui est propre. Respectez-vous !
Sinon, essayez plus tard de redresser votre prix, on vous demandera de justifier votre ajustement.
J’irais même jusqu’à proposer un ajustement à la hausse dans une proposition d’affaire – comme en tenant compte des imprévus par exemple. Ainsi, vous augmentez la chance de faire une surprise à votre client si le travail est moins long que prévu. D’autre part, cela vous donne un coussin pour éviter de la frustration.
Lorsque mon garagiste m’annonce que le travail qu’il a fait me coûte moins cher que ce qu’il a évalué, il me fait une belle surprise et par le fait même, me prouve son intégrité !
Bonjour Yves,
C’est intéressant. Mais il ne faut pas oublier que c’est le marché qui fait les prix. Particulièrement si l’offre de service est abondante.
Bonjour,
Avez-vous des trucs pour calculer le tarif à la page lorsqu’on fait un livre ou un magazine en tant que graphiste?
Merci!
Intéressant tout ça, mais je suis pas tout à fait d’accord avec l’histoire du « rabais ». C’est prouvé de ne sait combien de domaine et ça fait partie des stratégies « marketing ». Le fait de dénigrer est . sur un refus du client .. de refaire une contre-offre à la baisse. ça c’est nuisible, mais le fait d’offrir un pourcentage pour favoriser le « closing » est en général bénéfique.
Exemple: Donner un % sur un projet si l’entente contractuelle est signé avant telle date etc…
Ça assure d’avoir de l’ouvrage assez rapidement , plutôt qu’attendre des fois des semaines avant d’avoir des nouvelles et même souvent ils ne le diront pas mais bien des projets seront soit reportés ou carrément à l’eau.
Mieux vaut tard 200$ de moins que faire 0$ dans bien des cas.
Bonjour,
suite à vos multiples messages sur ce sujet je n’est pu m’abstenir de ne pas commenter. J’ai mon entreprise depuis 2 ans, et souvent des clients m’appelle en cherchant une solution Web efficace, rapide mais de qualité. Cependant, la plus part du temps ils penses qu’un site Web vos entre 200$ et 1000$. Je crois fortement que les entreprises qui coupe et re coupe leurs prix sont en ce moment, entrain de tuer le marché et de mettre un % de base de prix pour les futurs clients.
Ce qui veut dire, par le bouche à oreille, un client qui à réussie à ce faire faire un site Web quand même potable, à un prix vraiment médiocre, passe le message à sont collègues, c’est associé(e)s etc… et ainsi de suite. Donc, selon moi, plus que le temps avance les entreprise auront de la misère à obtenir le prix qui leur est juste mais seulement 10% d’entre eux pourront survivre à vendre des sites Web de qualité à leur prix juste car le monde veulent du: beau, bon et pas cher.
Moi et mes collègues, gardons notre taux horaire, juste et de manière honnête pour pouvoir continuer à nous faire vivre et notre entreprise. Notre taux horaire est justifié par notre qualité d’application et de notre travail. Donc, chaque entreprise, ce justifie lui même par sont taux horaire.
Que pensez-vous des entreprises comme: Fantasy Interactive( http://www.f-i.com) et 2Advanced Studio ( http://www.2advanced.com )
Ils ne ce fit pas aux prix des autres, mais plutôt, à leur propre prix et savent que leurs produits sont justifiables et valent la qualité accordé à ceux-ci.
Ajouter 50 à 65% au salaire pour un emploi comparable. Il faut, au minimum, doubler ce salaire. Pour faire vite, avec des chiffres ronds, prenez le salaire (pour couvrir les dépenses personnelles de l’article), divisez par 2000 (hrs annuelles) et multipliez par 2 (pour couvrir tout le reste: les bénéfices, les frais d’exploitation…et les heures non facturables).
Je ne crois pas non plus (sauf cas exceptionnel) qu’il vaut mieux avoir 200$ que 0$. »Une fois que vous aurez chargé un prix à rabais à un client il vous sera impossible de revenir à votre prix normal. Le dicton est donc vaut mieux 0$ cette fois (et 400$ les autres fois) que 200$ tout le temps!!!
Comment évaluer la facturation ?
(suite et fin de mon message précédent).
L’article ainsi que les commentaires sont très intéressants !
Je les ai retwittés: @sodil
Bonjour !
Merci pour cet article. Je crois que la formule que vous proposez est inspirée fortement du livre suivant:
Profession : consultant, 4e édition
Auteurs : Robert Lescarbeau | Maurice Payette | Yves St-Arnaud
ISBN10 : 2891058240
ISBN13 : 9782891058247
Code produit : 824X
Éditeur : Gaëtan Morin
Copyright : 2003
Nombre de pages : 352
Prix : 55,95 $ CAN
La notice du livre peut être consultée sur Internet, en cherchant sur le site de l’éditeur Chenelière.ca .
Livre fascinant.
À cela il faudrait rajouter une méthode pour aider à évaluer le montant d’une soumission. Même si on calcule bien son taux horaire, une mauvaise évaluation du temps requis peut finir par couter cher.
Ceci dit, pour y arriver il faut d’abord bien connaître ses ressources, bien se connaître, et surtout être franc envers soi-même!
Mon opinion est que notre taux horaire est la valeur de notre travail accompli, point à la ligne.
Je forme des employés sur les logiciels comptables et monte des bases de données et lorsque je vois 1 micro entreprise qui veut se mettre à la page, et aller de l’avant, j’offre une escompte sur l’ensemble du travail d’installation de l’entreprise, mais je spécifie qu’il s’agit d’un +, car le taux horaire est non négociable pour le travail à faire hebdomadairement.
Mes clients m’apprécient énormément car je donne un travail méticuleux et les subventions gouvernementales sont très rares sinon nulles pour aider un petit entrepreneur à s’informatiser.
gisèle
Tellement vrai Gisèle. Je travaille aussi auprès de petites entreprises en démarrage et contrairement à ce que les organismes de développement locaux affirment, il y a très peu d’aide financière pour eux, dans certaines régions surtout.
Je ne ramène pas mes mandats à l’heure: ce serait décourageant! J’y vais plutôt sur une base de mandat en me disant qu’il s’agit d’une relation à moyen ou long terme, du moins je l’espère! Généralement, le petit entrepreneur apprécie avoir quelqu’un qui l’accompagne en respectant ses ressources.
J’ai trouvé votre article très pratique, moi qui ne suis pas très forte pour ce genre de choses, merci!
Trés intéresant ces calculs et méthodes pour évaluer la ‘vraie’ et juste valeur de nos interventions auprès des clients. Cependant il peu parfois être très difficile de ‘maintenir’ le prix et ce même avec plus de 28 années d’expérience.
Je m’explique., dans mon domaine, le design d’ameublement résidentiel,commercial et institutionnel, et bien le nombre de manufacturiers encore en service (surtout dans le domaine résidentiel) au Québec, au Canada diminue de façon dramatique depuis des années (conséquence, entre autre chose, de l’importation massive d’ameublement fabriqué an Asie,).et bien cette situation n’ira jamais en s’améliorant car en effet les gros joueurs comme Meubles Laurier, Baronet, Shermag, Roy & Bénot,Carrier,Meubles Drouin,etc., (la liste est longue) qui étaient en affaire depuis des générations,et bien ils ne reviendront jamais sur le marché.,alors que le nombre de designer/créateur lui ne cesse d’augmenter à chaque année (formation en design à Université,Formation en technique de design industriel dans plusieurs Cegep,formation en design d’intérieur,). ce qui donne aux manufacturiers encore en affaire,, un très grand choix de créateurs,qualitifés, avec plus ou moins d’expérience pour certains,mais quand même capable de répondre à une demande, et ce à un prix difficile à ‘battre’ pour quelqu’un comme moi qui possède plus de 25 années d’expérience. En fait, avec la fermeture définitive de certains de mes bons clients,et bien mon chiffre d’affaire à diminuer de 65% depuis 3 ans.,et ce n’est pas faute d’avoir essayé de compenser ces pertes.,mais le marché de l’ameublement au Québec n’a plus ‘l’énergie’ des bonnes années.,et ceux qui restent ont le choix ou bien ils ont une personne à l’interne et ils n’ont pas comme habitude (ou culture.,) de faire affaire avec des pigistes.
Et ce n’est pas facile de convaincre un chef d’entreprise habitué à avoir tout son monde sous la ‘main’,de faire affaire avec un pigiste situé parfois des centaines de kilomètres plus loin.,.
Donc, il faut parfois mettre pas mal ‘d’eau dans son vin’ pour arriver à décrocher un contrat.,et c’est sur ce point que je ne suis pas tout à fait d’accord avec ceux qui disent que le fait de ‘baisser’ son prix (à forfait ou à l’heure.,) donne l’impression de dénigrer son travail.,alors que pour moi (bien sur, ces propos sont personnels.,) c’est simplement la triste conséquence de l’offre et de la demande du marché.,à prendre ou à laisser., Et parlant d’offre et de demande, et bien si les consommateurs n’avaient pas si rapidement pris goût aux offres des détaillants pour des produits fabriqués en Asie ,en Inde, au Mexique,ou ailleurs dans le monde ou les conditions de travail sont impossibles., et bien, plusieurs des gros fabricants de meubles au Québec seraient encore en affaire.,mais ca., c’est un autre débat. Au moins on peu se consoler en se disant que l’augmentation du prix de $ et du $ de la main d’oeuvre en Asie font en sorte que l’importation de produits par container est de moins en moins intéressante (les produits,dans le domaine du meuble tout au moins, s’approche de 50% du prix du Q).,mais il est quand même trop tard pour plusieurs fabricants.,c’est des générations de savoir faire (le Québec était reconnu comme la province du meuble au Canada.,) qui maintenant se cherche un autre travail.,
tres pertinant même si pour nos free lancés français j appliquerais un coefficient de 1,33 pour tenir co’pte des charges sociales
Alex
Comment procédez-vous pour évaluer une hausse annuelle pour un client récurrent?
Merci